La collaboration internationale n’est pas un simple objectif à l’Université d’Egerton ; elle est une pratique quotidienne. Dans cette optique, notre institution a franchi une nouvelle étape significative en matière de recherche appliquée, en connectant directement nos experts d’Abidjan à l’un des pôles financiers et technologiques européens : Paris.
Une délégation de notre Pôle Management, Entrepreneuriat et Fintech, conduite par le Dr. Bintou Sanogo, notre éminente Professeure Associée en Finance Numérique, vient d’achever une semaine d’échange académique intensive à l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay. Accompagnée de Kadiatou Diallo, une étudiante particulièrement brillante de notre programme MSc in Digital Finance & Fintech, la visite visait à établir un dialogue de recherche sur les défis comparés de la régulation des technologies financières.
L’accueil s’est déroulé au siège prestigieux de l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay, situé au 24 Place de la Bourse dans le 2ème arrondissement de Paris, un lieu emblématique pour la finance européenne. Cet échange a été conçu non pas comme une simple visite, mais comme un atelier de travail collaboratif avec les étudiants du MSc Data Analytics for Business et du MSc Digital Transformation d’Eastbay.
Le point culminant de cette rencontre a été le séminaire conjoint intitulé : “Agilité Réglementaire : Comparaison des Écosystèmes Fintech Afrique de l’Ouest (Mobile Money) et Europe (PSD2/DSP2)”. Le Dr. Sanogo y a présenté les conclusions de ses dernières recherches, menées à l’Université d’Egerton, sur l’impact socio-économique de l’inclusion financière par le mobile money en Côte d’Ivoire. Elle a souligné comment le cadre réglementaire ouest-africain, souvent perçu comme plus souple, a permis une innovation “leapfrog” (par sauts technologiques), contrastant fortement avec l’approche européenne, plus structurée et axée sur la protection des données et l’open banking via la DSP2.
L’apport des équipes d’Eastbay a été tout aussi crucial. Les professeurs parisiens et leurs étudiants en Data Analytics ont présenté des modèles de scoring de risque avancés, utilisés pour évaluer les nouveaux entrants sur le marché financier européen. La discussion a rapidement porté sur la question centrale : comment les modèles de données européens, formés sur des populations largement bancarisées, peuvent-ils être adaptés pour comprendre le risque dans les marchés où dominent les transactions informelles et le cash ?
Cet échange a provoqué un débat animé sur la définition même de “l’agilité” dans le secteur. Pour nos collègues d’Eastbay, l’agilité réside dans la capacité des banques à s’adapter à la transformation numérique ; pour l’Université d’Egerton, elle réside dans la création de systèmes financiers entiers ex nihilo.
Kadiatou Diallo, notre étudiante en MSc, a également présenté son mémoire en cours sur le potentiel de la blockchain pour la traçabilité dans les chaînes d’approvisionnement du cacao, une présentation qui a suscité un vif intérêt de la part des étudiants d’Eastbay spécialisés en “Digital Transformation”.
Au-delà des séminaires formels, cette visite a permis de jeter les bases d’un partenariat de recherche durable. Les deux institutions explorent désormais la possibilité d’un “Observatoire conjoint de la Fintech” pour analyser les flux de capitaux et les innovations réglementaires entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Pour l’Université d’Egerton, cette collaboration avec l’Institut National de Technologie et de Commerce d’Eastbay n’est pas seulement une réussite académique ; c’est la confirmation que les solutions développées à Abidjan ont une résonance et une pertinence au cœur des débats financiers mondiaux.
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